Le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde



Présentation de l'éditeur : "Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y a quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures."
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur, a fait ce vœu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et, de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian.
Ce livre nous conduit dans un Londres lugubre, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.

Lu dans le cadre du Challenge 19ème siècle organisé par l'excellent blog Dans le manoir aux livres 

Lecture commencée le 16 Octobre 2014, terminée le 18 Octobre 2014

Mon avis :

Alors...Dorian Gray tout le monde connait l'histoire, en tous les cas, je la connaissais bien avant d'ouvrir le roman et j'avais une idée assez précise de ce que devait être ce dernier.. Par conséquent, j'espérais me régaler d'une débauche de luxure soigneusement détaillée... Sauf que ce n'est pas le cas et que pour le coup, même si j'ai apprécié l'écriture j'ai été un peu frustrée par le peu de descriptions (voir leur absence). Alors oui, c'est très subtil et l'égoïsme et la cruauté du beau Dorian sont particulièrement bien décrits, tout comme le personnage de Basil. En revanche, j'ai trouvé Lord Henry absolument antipathique, même plus que Dorian en fait ( à croire qu'il est vrai qu'on pardonne plus facilement à la jeunesse et à la beauté). Le passage où il repousse Sybil, et qui "enclenche" sa malédiction est parfaitement bien écrit : l'égoïsme et la cruauté de Dorian y explosent. Idem pour le "chantage" qu'il fait à son ancien ami vers la fin. En parlant de la fin, je l'ai trouvée parfaite et finalement, morale....

Ce que j'aime : Dorian, les efforts de Basil pour le garder dans le droit chemin, la qualité de l'écriture

Ce que j'aime moins : Le personnage de Lord Henry, sorte d'ange noir de Dorian. Parfois trop de réflexions philosophique au mépris du concret.

En bref : Un classique qu'il faut avoir lu une fois dans sa vie mais que j'espérai un peu plus sulfureux. 

Ma note 

7/10


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