The Pemberley Chronicles, tome 6 : My cousin Caroline de Rebecca Ann Collins




Présentation de l'éditeur : The daughter of Mr and Mrs Gardiner, Caroline develops from a pretty young girl into a woman of intelligence and passion. Rejecting the role of a compliant Victorian wife and mother, she instead becomes a spirited and outspoken advocate of reformist causes in spite of the danger and scandal
Lu dans le cadre du Challenge 19ème siècle organisé par l'excellent blog Dans le manoir aux livres  
Lecture commencée le 16 Juin 2015, terminée le 19 Juin 2015
Mon avis : 

La première chose qui me vient à l'esprit après cette lecture c'est : pourquoi ? 
Pourquoi me suis-je infligée ce roman alors que les 5 premiers m'ont déplu ? 
Pourquoi l'auteure a-t-elle cru bon de faire un tome axé sur Caroline et qui reprend tout ce qu'elle nous a déjà fait subir dans les 5 tomes précédents sans rien apporter de nouveau ? (pardon, les 10 dernières pages avancent l'histoire)
Et surtout, pourquoi fait-elle ça aux personnages de Jane Austen ? 
Vous l'aurez donc compris, je n'ai pas aimé ce roman. D'une part, il n'apporte rien du tout : en fait ce tome reprend tout ce qui s'est passé dans les 5 précédents mais "vu de la fenêtre de Caroline". D'autre part, je déteste cette version de Caroline Gardiner : la fille qui a 15 ans sait exactement ce qu'elle veut, se montre charitable, investie dans la vie communautaire, avec un sens inné des convenances et une détestation du flirt ( mon dieu qu'elle est prompte à condamner Lydia... mais ne parlons pas des Wickham : nous n'avons rien à faire avec "ces gens là" ). Bien entendu Caroline a aussi une intelligence des affaires ( l'histoire selon laquelle l'oncle Gardiner la laisse prendre les rênes de son entreprise et  où tout le monde l'écoute religieusement est juste ridicule, remise dans le contexte de l'époque) et c'est une amie dévouée, une cousine exemplaire, une soeur parfaite, une mère aimante et une femme soutenante (à se demander quand est-ce qu'elle dort...) 
Vous l'aurez compris, elle n'a aucun défaut... et c'est justement son plus gros défaut. L'auteure essaie tellement de nous la montrer sous un jour positif qu'elle en devient imbuvable... (bon vous me direz en cela, elle ne diffère pas de tous les autres personnages féminins de la saga, à quelques exceptions près, elles sont TOUTES sur le même modèle, sérieux, faut que quelqu'un casse le moule là...) 
Et bien entendu, Caroline, comme toutes les autres est si prompte au jugement et à la condamnation (rooo quoi ? Les Wickham ont fait ça ??) Entourée par son mari, le Colonel Fitzwilliam ( qui devient insupportable de suffisance), ce cher Darcy (toujours l'homme avisé en toute chose, dont TOUT le monde prend l'avis sans exception et suit aveuglément les conseils .... alors que pourtant quand on lit Pride et Prejudice, il y a de quoi se méfier des conseils de Darcy, bref...), Lizzy de plus en plus insupportable d'auto suffisance et de Mrs Gardiner qui en devient franchement antipathique, Caroline entre deux : grossesses/ campagnes politiques/ actions de charité/ conseils administratifs, s'adonne donc au sport favori de ces personnages : se mêler de la vie des autres et juger son prochain...
Sur ce que le roman apporte comme informations supplémentaires ? Bah... L'histoire d'amour très attendue de la fille de Caroline ( c'est fou comme les conjoints ont tendance à passer l'arme à gauche quand un/une meilleur(e) candidat(e) se présente dans cette saga)

Ce que j'aime : sans doute me faire du mal...

Ce que j'aime moins : pfff tout en fait.

En bref : Une vaste perte de temps ... Un tome qui se contente de résumer les cinq précédents tout en ruinant les personnages de Jane Austen en les embourbant dans des réflexions étroites d'esprit 

Ma note 

1/10


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