Darcy, what else ? de Teri Wilson



Présentation de l'éditeur : C’est une vérité universellement reconnue qu’une célibataire à l’aube de la trentaine doit avoir envie de se marier. » La bonne blague. C’était peut-être vrai au XVIIIe siècle, mais, aujourd’hui, Jane Austen a tout faux. Elizabeth en est la première convaincue ; d’ailleurs, les hommes, l’amour, le mariage et tout ce qui va avec, elle les a soigneusement rangés dans une petite boîte. Une petite boîte bien fermée et enterrée six pieds sous terre. Non, vraiment, pour elle, c’est fini. Les hommes sont morts, vive les chiens ! Un chien, ça ne trompe pas, ça ne râle pas, ça vous fait toujours la fête et c’est content de vous voir. Et Bliss, sa chienne adorée, le lui prouve tous les jours. D’ailleurs, c’est elle qu’elle a choisi d’emmener à Londres – de l’autre côté de l’Atlantique ! – pour commencer sa nouvelle vie de nounou de chiens de concours. Mais, sur place, rien ne se passe comme prévu lorsqu’elle croise l’irritant et arrogant et désagréable et odieusement sexy Donovan Darcy, milliardaire, éleveur de chiens de race. Et – accessoirement – membre du jury…

Lecture commencée le 09 Avril 2017, terminée le 12 Avril 2017

Mon avis : 

Alors.... que dire ? L'histoire est une version contemporaine d'Orgueil et Préjugés mais l'auteure a pris de grandes libertés avec le scénario. Le côté vulgaire de la famille de Lizzy est moins apparent (en vrai on ne voit sa famille qu'en une seule occasion), l'odieux Wickham n'est pas présent (même si le personnage de Grantham peut lui être comparé), il n'y a pas de Charlotte ... Ni de Mr Collins 😪. Dans cette version, Darcy ne fait RIEN pour séparer Jane (Jenna) de Bingley (Henry) donc sans Wickham et Jane, Lizzy n'a pas beaucoup de raisons d'en vouloir à Darcy... Si ce n'est qu'elle lui reproche d'avoir de l'argent... Pour le coup, même si on reste dans le préjugés, le personnage perd grandement en capital sympathie et en "intelligence". Darcy de son côté est beaucoup moins ténébreux et hautain que l'original ( en vrai, je l'ai parfois trouvé limite mauviette sauce Christian Grey histoire de lui donner un peu de charme sulfureux). Le personnage de Sue, qui remplace la tante Gardiner est bien mené. Par contre, j'ai été déçue de Zara ( Georgiana) qui n'a rien de timide et ne ressemble absolument pas  au personnage que nous connaissons et de de la tante Constance qui est trèsssssssss loin d'avoir le charisme et la langue acérée de Lady Catherine. Autre point négatif... les chiens ! Non mais quelle idée d'avoir situé l'histoire dans des concours canins... Du coup, un dixième du roman se constitue de roucoulades sur les chiens : on est bien loin de la critique sociétale de Jane et de la profondeur du roman... Le seul personnage que j'ai apprécié et trouvé fidèle c'est Heléna (Caroline) même si elle manque énormément de subtilité et de verve... Enfin, sur les rebondissements en eux même ça manque de tension dramatique (on comprend d'entrée de jeu que c'est le coup de foudre, blablabla). Et les dialogues ne sont pas non plus transcendants, exception faite de certains qui reprennent en partie le texte original (donc du coup...) 

Ce que j'aime : Helena ? J'aime bien le fait que l'auteure lui ait donné une place plus importante

Ce que j'aime moins : les chiens, les personnages absents, le non respect des caractères de Darcy (mauviette) et de Lizzy (tellement obsédée par le fait que les riches c'est mal qu'elle en est antipathique). Le fait que le scénario ne respecte pas la trame de l'original.

En bref : Une réécriture contemporaine sans profondeur, édulcorée et portée par des personnages gnangnantisés pour coller aux critères de la littérature sentimentale

Ma note 

4/10


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