Film : Les proies



Synopsis : En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d'un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu'elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l'atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu'à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous.

Durée : 1h33

Casting :

Colin Farrell : John McBurney 
Nicole Kidman  : Martha Farnsworth 
Kirsten Dunst  : Edwina Morrow 
Elle Fanning : Alicia 
Oona Laurence : Amy 
Angourie Rice  : Jane 
Addison Riecke : Marie 
Emma Howard : Emily 
Wayne Pére : Capitaine 
Joel Albin : l'homme de la cavalerie 
Matt Story : un soldat confédéré 
Rod J. Pierce : un soldat confédéré 
Eric Ian : un soldat confédéré
 
Mon avis :  

ATTENTION RISQUE DE SPOILER

Alors, j'étais très impatiente de voir ce film dont les extraits m'avaient alléchée, mais petite ville oblige, il n'est sorti qu'hier dans mon ciné.
Donc, déjà je tiens à mentionner en tout premier lieu les paysages et les plans sur la nature ou même la maison qui sont absolument somptueux, la lumière, les images sont travaillées et les c'est un régal pour les yeux.
Ensuite, sur l'histoire, je n'ai pas lu le roman (pas bien !) et j'avais du coup de grandes attentes sur la fameuse "tension sexuelle". Mais, plantons le décor... Amy, jeune pensionnaire d'une institution de jeunes filles dans le Sud durant la guerre de Sécession tombe sur un soldat nordiste blessé alors qu'elle cherchait des champignons...
Déjà Nordiste blessé, Sudistes... ça pose le cadre. Amy, qui a bon coeur (cette gamine est une perle) décide de ramener le blessé au sein de son pensionnat, sorte d'enclave au milieu des coups de canon (on les entend du reste de la maison et on voit la fumée depuis la terrasse). Dans la maison, des femmes, des femmes, des jeunes filles (pas si innocentes) et des filles. Aucun homme depuis le début de la guerre il y a 3 ans, et plus d'esclaves non plus (vu qu'ils se sont barrés). Donc, la maitresse de maison (Miss Martha, Nicole Kidman, magistrale), la professeure (Edwina, Kirsten Dunst, la muse de Sofia Coppola, touchante et vibrante) et les petites pensionnaires restées sur place parce qu'elle n'avait nulle part où aller (ou parce que leurs parents les estiment plus en sécurité et nourries là bas) : Alicia (Elle Fanning aussi aguicheuse que troublante que je ne parviens toujours pas à trouver belle mais j'ai déjà parlé de ce problème dans ma chronique de The Neon Demon), Jane ( musicienne talentueuse et farouche patriote), Mary (la gourmande mais aussi l'ingénieuse qui aura THE IDEE) et enfin Emily qui, désolée, ne m'a absolument pas marquée. Tout ce petit monde féminin vit en harmonie (et en autarcie) sous la houlette de Miss Martha jusqu'à l'arrivée du Capitaine McBurney (sérieux, autant en anglais le nom est commun, autant en français, ça apporte un piquant supplémentaire !) 
Donc, techniquement, aussi blessé qu'il soit, John est l'ennemi. Cependant, les jeunes filles sudistes se doivent d'apprendre à se montrer charitables (bah oui quand elles auront des esclaves, il faudra qu'elles les soignent) et sous les supplications d'Amy, Miss Martha accepte de ne pas livrer immédiatement le nordiste blessé aux Confédérés. 
Alors, là, je tiens à dire que je n'ai JAMAIS trouvé le moindre charme/sex appeal à Colin Farrell (histoire qu'on ne me taxe pas de groupie), en vrai je l'ai toujours trouvé quelconque. Mais dans ce film, je l'ai trouvé beau, attirant, désirable ( du coup, je me dis que Sofia Coppola est vraiment une magicienne). Et ....je ne suis pas la seule. J'ai vraiment aimé la scène où Miss Martha le lave alors qu'il est inconscient, on sent son trouble à elle et déjà les prémices du désir. Chacune des femmes et filles de la maison est sensible à sa présence masculine (au passage quelle bonne idée de l'avoir rasé). Miss Martha se défend d'être troublée, tellement fan du contrôle, mais on sent son désir. Edwina est plus romantique, on devine une blessure, un honteux petit secret dans ce poste de professeure (mais malheureusement, on en saura pas plus), Alicia, du haut de sa jeunesse, est aguicheuse et entreprenante. Jane est sur la défensive mais attirée, Mary et Emily sont trop jeunes et Amy est vraiment pleine d'empathie. On comprend que le drame va se nouer entre les 3 plus âgées. 
Alors, sur la suite, j'ai trouvé le personnage de John assez difficile à cerner, on comprend qu'il répond aux attentes d'Alicia, il se montre romantique avec Edwina et très faussement respectueux des convenances avec Martha. Au final, le drame finit par arriver avec le choix de rejoindre Alicia, la plus jeune, qu'il fait. La réaction d'Edwina enclenche le drame. 
Il se retrouve amputé et là, finit l'homme affable qu'elles ont connu. Pourquoi ce vif changement ? Faisait-il semblant depuis le début ou est-ce une réaction à son amputation ? Miss Martha a-t-elle eu médicalement raison de l'amputer ? Et là, ça part vraiment en sucette... J'ai détesté l'attitude de John face à Amy. Et j'ai beaucoup aimé la réunion "entre femmes" (sans Edwina) et la suggestion de Mary La décision qu'elles prennent ensemble 
Et la fin, où l'on sait qu'Edwina aurait pu intervenir mais s'en abstient.
Tout ça pour conserver l'harmonie féminine.

Ce que j'aime : les plans, les images, la tension entre les personnages

Ce que j'aime moins : pas assez d'informations sur les personnages, des questions qui restent sans réponses

En bref : Un film très soigné mais parfois un peu timide et qui manque d'explications 

Ma note 

6,5/10


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